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 « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver

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Ilyn Waiver
Artisans Joaillier / Courtisane
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Messages : 16
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Age : 21
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Feuille de personnage
Age: 18 ans
Race: Félïns
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MessageSujet: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Dim 1 Juin - 14:25



Ilyn Waiver

« Le corps d’une femme s’épanouit sous les caresses. Celles qui ne sont pas câlinées se fanent, se fripent, se dessèchent. » Maurice Denuzière



  • Nom : Waiver
  • Prénom : Ilyn
  • Surnom : Lily ou Lyn, mais on l’appelle aussi la fille du déserteur – et elle déteste se qualificatif. Reste "Helen", le nom qu'elle prend en tant que... Courtisane.
  • Âge : 18 ans, tout juste
  • Race : Félïns
  • Animal de rattachement : Once (ou panthère des neiges)
  • Rang : Artisans Joaillier / Courtisane
  • Armes : Ilyn ? Toucher une arme ? Jamais ! ... Mais la quasi-totalité de ses outils de joaillerie peuvent être considérés comme tel



♦ Description Physiques ♦
« Ses baisers laissaient à désirer... son corps tout entier. » Woody Allen

Bien. Autant ne pas trop compliquer les choses et commençons par la forme humaine d'Ilyn. Sous cette forme, elle a les traits d'une jeune femme et peu, en s'arrangeant un peu, donner l'impression d'avoir 20 ans. Ses cheveux sombres tombent sans réel mouvements sur ses épaules et quelques mèches retombent sur son front, cachant quelques fois ses prunelles tout aussi profondément obscure. Terminé par une forme ovale et douce, son visage se pare également les lèvres que l'on peut considérer comme pulpeuses, le moins que l'on puisse dire étant "bien définies". Malgré ses 18 ans, elle n'a pratiquement pas de formes, sous cette apparence, autant à cause de sa poitrine maigre que de sa taille très peu marquée. Malgré tout, elle a appris à faire de ces petits tracas des avantages, après tout, c'est sous cet atour qu'elle attire l'attention désormais. Du reste, sa peau est d'amande peu importe leur exposition au soleil brûlant de Sicaa et... Qu'y a-t-il d'autre de notable ? Ses mains, sans doute. En tant que fille d'une famille d'artisans, elle comme les siens, travaillent à fabriquer des bijoux et sa forme intermédiaire ne lui permet pas ce travail, se sont donc ses mains d'humaine qui se tannent, se brûlent et s'abîment à la tâche. De fait, elle a les ongles courts et des cicatrices un peu partout sur ses paumes, de la même manière que sur le revers.
On passe à l'hybride ? En avant ! Dans un premier temps, il faut bien dire qu'on pourrait prendre sa forme intermédiaire pour sa forme humaine, quand on ne le sait pas. Elle ne conserve ni les oreilles, ni la queue de son félin de rattachement. Pas plus que les pattes ou une quelconque touffe de poils. Non, rien de vraiment apparent, à la place, sa carnation bronzée perd toute couleur et devient laiteuse, il en est de même pour ses cheveux et ses prunelles. En effet, en plus de ne pas parvenir à descendre plus bas que ses épaules - ce qu'elle attribue aux poils courts de sa panthère -, il n'est rien de plus sur sa tête qu'une tignasse blanche ou presque qu'elle s'entête à qualifier de "blond platine". Au moins sont-ils plus épais que ceux de sa précédente apparence... Pour en revenir ses yeux, en bien il prenne les mêmes nuances de vert, d'ambre et d'or que celle de sa bête. Celle-ci lui cède également une sorte de maquillage permanent : le noir du contour des yeux de la panthère reste, au même titre que cette pointe sous son oeil droit qui leur est commune. Elle s'apparente à une balafre, c'est vrai, mais il n'en est rien, ce n'est ni plus ni moins qu'une tâche de naissance, enfin la tâche de naissance de sa panthère. Sa silhouette générale est ici bien plus attrayante que la précédente, car beaucoup plus arrondie et féminine. Après tout, qu'attendre de moins d'une féline ? Bon, soyons clairs, elle n'a pas non plus des seins de Déesse et une taille de guêpe, mais en comparaison de ses formes d'humaine, quand bien même elle reste frêle, il y a un net progrès. Elle prend aussi quelques centimètres en hauteur, ce qui ne fait qu'accentuer son côté filiforme. Et c'est là que vous réaliser que ses modifications ne justifient en rien le fait qu'elle soit incapable de travailler sous cette apparence, n'est-ce pas ? Et bien pour l'expliquer, il faut en revenir aux mains et même plus précisément aux ongles de la demoiselle. Long, courbe et exceptionnellement durs, il est impossible à Ilyn de faire des gestes précis avec cette gêne. Concrètement, ses ongles correspondent aux griffes de sa panthère, comme vous deviez vous en douter. Reste encore un paramètre pour cette forme : ses Marques. C'est comme ça qu'elle les appel et pour faire simple, cela désigne des tâches grises sur sa peau. Équivalent des tâches sur le pelage de sa panthère, sauf qu'elles ont des formes bien différentes, plus proche de l'arabesque tribale que d'autre chose. Elle en possède plusieurs, notamment une sur le poignet droit et une autre sur le mollet gauche, deux, jumelles, sur les omoplates, une supplémentaire dans le creux du coude gauche, une qui s'étend d'un rein à l'autre et pour conclure, une dernière sur la cheville droite.
Ah ! Les vêtements ! Tant qu'à parler de ses deux formes "contraintes" d'en porter, autant aborder aussi son style vestimentaire. Pour tout dire, elle ne dépareille pas des autres Félïns avec son goût prononcé pour les riches atours. Elle peut d'ailleurs se permettre beaucoup de fantaisies, de par son métier et se créer ses propre parures. Ses bijoux favoris ? Elle en possède deux. Le plus évident est un diadème d'or pale représentant de minuscules feuilles avec pour toute excentricité une perle d'ambre lui tombant entre les sourcils : on se demanderait presque comment elle arrive à se maintenir dans cette position puisque rare sont les yeux capables de voir le maigre - mais solide - fil qui la retient. Elle le porte presque tous les jours sur son front, le dissimulant en partie sous ses cheveux blancs blonds. L'autre se trouve être un anneau large d'argent recouvert de poudre de diamant qu'elle porte à l'annulaire droit ; bijoux qu'elle a voulu version féminine de la chevalière de son père. En dehors de ses heures de confection de bijoux où elle préfère s'en tenir au strict minimum avec une tunique de lin - chaleur oblige -, vous ne verrez jamais Ilyn drapée d'un tissu moins riche que ses parures, c'est une condition sine qua non à son allure générale de fille "riche et fière". Elle porte principalement des robes aussi travaillées que légères afin de ne pas cacher sa jeunesse. Du moins pas sous sa forme intermédiaire, elle joue bien davantage du contraire quand elle est brune.
On clôture, enfin, avec la panthère ? Très bien, ça ira vite. Tout comme la forme de naissance d'Ilyn n'a pas atteint son âge adulte, celle-ci non plus, mais elle n'en est pas loin pour autant. Elle mesure un peu moins d'un mètre et il en va de même pour sa queue, quoi qu'un peu plus courte que son corps. Pas tout à fait un "gros tas de muscle", elle n'en est pas moins impressionnante sous toutes les coutures avec son poil blanc moucheté de noir et d’anthracite. Evidemment, sa "maque de naissance" sous œil droit et la couleur verte pailletée d'ambre et d'or de son apparence hybride ne la quitte pas, puisque ses caractéristiques appartiennent en réalité à la bête.



♦ Description Psychologique ♦
« On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère. » Stendhal

Et c'est là qu'on rentre en terrain glissant. On ne peut pas affirmer qu'Ilyn a du caractère : c'est faux, mais elle n'est pas non plus transparente, pour qui prend la peine de s'intéresser à elle.
Autant ne pas essayer de se le cacher, Lyn a hérité du tempérament aventureux de son père... Ou du moins de son application théorique. Elle connait sur le bout des doigts l'histoire de Celestianne dans sa globalité, incluant les récits spécifiques à chaque peuple et chacune de leurs langue. Elle rêve de voyage à l'autre bout de son monde et, pourquoi pas, dans celui en lequel son père croyait tant. Son idée la plus folle reste celle d'apprendre la magie de sa Terre, comme l'ont fait d'autre par le passé. Non pas pour dominer le monde, comme l'un l'a voulu, conduisant à monde prospère à sa perte, non, simplement pour rendre service, comme le faisaient les autres mages. Mais tout cela, bien entendu, elle ne garde pour elle. On ne peut pas dire que ce soit bien difficile, puisque force est de constater qu'elle est une solitaire. Elle s'est renfermée sur elle-même très jeune, plaçant le mutisme en haut de la liste de ce qu'elle fait, avant même son travail de joaillière. D'un autre côté, on ne lui a pas vraiment laissé le choix, mais je laisse cette histoire de côté, nous aurons tout le temps d'y revenir. Ce silence et cet isolement ont fait d'elle une battante : si la vie ne lui donne pas quelque chose, elle va le lui prendre. D'une manière différente sans doute, mais elle l'aura tout de même. Cela n'empêche cependant pas les mots "Tant pis", de faire plus que partis du vocabulaire de Lily. Entendons-nous bien, si elle est capable de bouleverser son destin, elle ne fera que rarement front à quelqu'un de manière explicite et directe. Loin d'être une trouillarde pour autant, Ilyn est une fille qui connait l'assurance et la répartie, en gros, elle sait se défendre. Et c'est la notion de défense, qui est importante ici, puisqu'elle implique autre chose : elle n'attaque pas. Et voilà pourquoi elle ne va pas chercher cette place dans le monde qui lui revient pourtant de droit, au même titre que n'importe quel autre Félïns. Si on s'en prend à elle ou à n'importe quel membre de sa famille, elle pourrait en venir aux griffes, mais tant qu'on leur fiche la paix, pourquoi aller chercher les ennuis, après tout ? C'est ce qui nous amène au point suivant, son instinct protecteur, parce que oui, c'est l'une des grandes raisons que l'amène à ne pas aller à la confrontation directe. Ménager sa famille, en particulier son petit frère, est une composante essentielle de sa vie. Sans eux ? Sans lui ? Ilyn ne serait certainement pas grand-chose. On peut attribuer ça aux instincts de la panthère ou simplement au traitement qu'elle a subi et qu'elle ne souhaite pour rien au monde que son frère vive, mais je me contenterais de dire que peu importe son animal de rattachement et l'absence ou la présence de leurs parents, elle aurait tout de même été comme elle est sur ce point. C'est le genre de choses qui contribue à son image de gentille fille par définition. Souriante et polie quand elle tient la boutique, elle a aussi cet amour du travail bien fait qui la rend efficace. Ajoutons à cela un "petit problème" - parce que sinon, ce n'est pas drôle - elle ne sait en rien gérer ses ressentis. Cela amène un nouveau point positif, la franchise. Ilyn ne ment jamais, ou alors par omission. De toute manière, elle ne sait tout simplement pas mentir et si elle tentait, cela se verrait rapidement. Mais c'est aussi un gros désavantage, puisque de fait, elle n'a aucun contrôle sur son corps non plus. Si elle prend peur ? Elle ne saura s'empêcher de trembler. Si on la flatte ? Elle sera de la même manière incapable de ne pas rougir. Si elle est embarrassée ou intimidée ? Elle devient d'une immense maladresse - du genre à se cogner n'importe où et à tout faire tomber. Ses yeux sont aussi de grands traîtres puisqu'ils sont une véritable porte ouverte sur l'intérieur même de ses pensées. Ah ! Et puisqu'on est dans le domaine de la vérité, autant passer également par quelque chose qui existe même si la majorité l'ignore ou l'a oublié. Ilyn tient toujours, toujours ses promesses. C'est quelque-chose qu'elle a appris toute gosse et qui restera graver en elle pour toute sa vie. Elle est incapable de ne pas respecter sa parole. Si elle sait qu'il existe ne serait-ce qu'un doute pour qu'elle ne s'y tienne pas, alors elle ne jurera rien.
Que reste-t-il à expliquer du tempérament de Lyn ? Son cruel besoin de reconnaissance ? En même temps, qui n'en a pas besoin ? C'est quelque chose qui importe grandement dans l'estime de soi et elle en est particulièrement dépendante. Elle est incapable de se considérer autrement que par le regard des autres, chose qu'on a très longtemps refuser de lui accorder. Alors, elle a créé Helen. Non pas qu'elle ait un trouble de la personnalité, Helen n'est qu'un nom... Un nom de scène disons et l'une sait tout ce que l'autre sait, bien évidemment. La différence repose simplement sur le fait que, si tout le monde sait que la blonde est la fille du déserteur, on a oublié, depuis le temps qu'elle a également une forme humaine bien différente, brune à la peau d'amande. Helen, c'est elle, s'est celle qui fait semblant que son père n'est pas un déserteur, qui mime d'avoir une mère toujours en vie. Schématiquement, Helen est tout ce qu'Ilyn n'est pas. Pour faire simple, elle n'est pas plus qu'un objet de convoitise. Mieux, de désir. Bien entendu, ce désir n'est que superficiel, charnel, mais il existe et jamais personne n'a porté un intérêt quelconque à la forme qu'elle conserve le jour, alors pour elle, c'est mieux que tout. Elle vit sous des lois différentes de celles qui incombent à Ilyn et vous ne la verrez pas s'en plaindre. Cette partie-là de la demoiselle est également celle qui joue avec son corps. Même si elle ne sait pas plus que l'autre moitié d'elle dissimuler ses ressentis, elle a une autre corde à son arc et je pense que tout le monde a compris laquelle. Elle n'a aucun souci, d'ailleurs, avec le fait d'user cette corde en passant de bras en bras. Pourquoi s'en priver, après tout ? Elle est jeune, jolie malgré son peu de formes et surtout, cela lui donne une place.De la même manière que la raison pour laquelle elle l'obtient, mais elle s'en contre fiche. Elle est là et elle importe pour eux, c'est tout. Et c'est dans cette idée qu'elle trouve la volonté de se donner. Helen n'est donc rien de plus que la chimère créée par un désir souillé, désir qui, pourtant, n'a dans ses origines, rien de mauvais...



♦ Derrière l'écran ♦
« Qui marche dans la neige ne peut pas cacher son passage. » Proverbe Chinois


  • Couleur des paroles : Une couleur nommée violetred (le code BBcode "color" fonctionne avec ce nom)
  • Comment trouvez-vous ce forum ? Il est beeeaaauuu… *_* Mais le css est visiblement très chargé, parce qu’il rame un peu, sur mon ordi (et non, ce n’est pas l’ordi, j’ai testé, croyez-moi !), mais bon, on peut faire avec.
  • Comment avez-vous trouvé ce forum ? Houlala ! J’ai oublié, depuis le temps, très chère emplumée !
  • Code : Citron Violet
  • Le mot de la fin : Je n'ais pas pu m'empêcher de toucher à la fiche... D'ailleurs, si tu veux que j'en fasses une du genre, pour le forum, quand j'en aurais finis avec le reste, tu as juste à me faire signe !



_________________

« I can't feel the emptiness inside since you've been gone [...]
You're all that I need
Just tell me that you still believe »


Dernière édition par Ilyn Waiver le Mer 11 Juin - 12:56, édité 2 fois
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Ilyn Waiver
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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Dim 1 Juin - 14:25


► Depuis l'origine ◄

« Là où le destin triomphe, le passé et l'avenir s'équivalent, le présent n'a plus de réalité. » Simone de Beauvoir


« Tu t'en vas ? »
« Ilyn ? »

Et l'homme, surpris, se retourna vers moi. Il était grand et longiligne, rien à voir avec la carrure forte que je lui connaissais d'ordinaire, mais cette apparence ne m'était pas inconnue pour autant. Il ne la prenait que quand il avait de longues livraisons à faire pour la bijouterie, des livraisons qui nécessitaient tant de précautions qu'il ne pouvait se permettre de voyager sous sa forme de lion. En général, ses voyages étaient extrêmement longs et je n'aimais pas ça.
Et surtout, il ne partait pas en pleine nuit.
« Tu t'en vas ? » répétai-je
« Oui. » admit-il
« Où ça ? »
« Loin. »
« En Vertisia ? »
« Non, plus loin encore. »
« Mais plus loin, Papa, ça n'existe pas. »

Et mon père eu un sourire que je ne lui connaissais pas. Rêveur, fier et amusé en même temps. J'étais incapable d'en comprendre le sens profond, mais cela n'annonçait rien de bon.
« C'est ce qu'ils disent, ce qu'ils vous apprennent, mais qu'en sait-on vraiment ? Comment savoir s'il n'y a pas des terres au-delà de la Mer tant que l'on n'a pas été l'explorer ? »

Même dans le cerveau d'une petite fille de six ans - mon cerveau -, l'attitude rêveuse de mon père déclenchait une alarme. Je n'étais pas sans connaitre le tempérament aventureux de mon géniteur : preuve s'il en fallait, c'était lui qui s'occupait de porter les commandes venues de loin et cela lui prenait parfois des mois, comme son dernier voyage en Vertisia. Il possédait une carte du monde et tout un attirail d'observation, d'orientation et de mesure - ou du moins, c'était ce qu'il en disait, puisque je ne comprenais rien à ces machines.
« Tu reviendras ? » demandai-je finalement.

Une expression nouvelle passa sur le visage du lion, mélange de surprise et de fierté, comme s'il s'était attendu à ce que j'essaie de le retenir de toutes les manières possibles et qu'en fin de compte, j'avais agi de manière beaucoup plus... Mature. Honnêtement, la première possibilité était furieusement tentante, mais quelque chose dans son attitude m'en dissuadait et je ne cherchais pas à comprendre quoi.
« Tu te souviens de ce que je dis toujours ? »
« Pas de mensonges. Pas de promesse que l'on n'est pas sûr de tenir. Que la vérité et des certitudes. »

Vous n'imaginez même pas à quel point je détestais et avais toujours détesté qu'il me fasse répéter ces mots. Et bien entendu, il y avait à cela une raison et pas des moindres, ils précédaient toujours une mauvaise nouvelle.
« Bien. Dans ce cas, tu comprends que je ne peux rien te promettre, concernant mon retour ou, par exemple, ma sécurité. »

Je me renfrognai. Qu'est-ce que je disais ? Mauvaise nouvelle. D'un autre côté, cela n'avait rien d'une surprise. C'était sans aucun doute la seule chose positive d'ailleurs. Je crus entendre mon père rire de mon attitude avant de se mettre à ma hauteur.
« Mais je peux tout de même te faire une promesse. » Je relevai la tête, sachant pertinemment que rien de ce qu'il pourrait dire désormais ne serait de nature à me réconforter réellement. « Je te promets que je penserais chaque jour à ton frère et toi. Et je te promets également que si j'en ai l'occasion, une fois mon voyage achevé, je reviendrais. »

Je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il entendait par "une fois le voyage achevé", et je doutais qu'il le sache lui-même, mais je savais bien qu'une promesse, dans la bouche de mon père, ne pouvait qu'être tenue. Cela ne m'empêcha pas de rester muette, indécise sur la suite des événements. Est-ce que ma vie allait vraiment reprendre tout à fait normalement, après ça ? Comme s'il était simplement parti livré un bijou ? Rien d'autre ? Rien de plus ? L'un dans l'autre, c'était la vie que je connaissais. Il me manquerait chaque jour de ma vie, bien sûr, mais après tout, c'était comme ça à chacune de ses livraisons... Visiblement arrivé à des conclusions tristement similaires, mon père ébouriffa mes cheveux bruns avant de se relever pour prendre son sac et le jeter sur son épaule. De nouveau, je grimaçai et il sourit.
« Prend soin de Leith. » Me dit-il en passant la porte, puisque je ne lui en bloquais pas l'accès.
« Maman a dit ça. »

Il me fallut un moment pour comprendre que j'avais dit ça à voix haute. C'était comme si un verrou avait lâché dans ma tête, me donnant accès à un souvenir dont j'ignorais jusqu'à la possession. Ma mère était morte trois ans plus tôt, en donnant naissance à Leith, ce qui rendait tout à fait normal le fait que je ne me rappelle de rien la concernant. Pour la première fois de ma courte vie, j'entendais sa voix, aussi distinctement que si elle me l'avait murmuré à l'oreille.
« Elle t'a dit "Prend soin de Leith." Et tu as répondu "Je te le promets. Je te promets de veiller sur Ilyn et Leith jusqu'à la fin de mes jours.". »

Le visage de mon père valait toutes les confirmations du monde. S'il s'était simplement agit d'une bravade ou d'un rêve que j'aurais confondu avec une réalité, il se serait contenté de m'ébouriffer une nouvelle fois les cheveux et de partir, me laissant derrière lui sans un mot. Du moins c'était ce que j'en pensais... Mais là, il me considérait comme s'il venait de voir une apparition terrifiante. J'étais parvenue à faire vaciller toutes ses convictions. J'eus à peine le temps de culpabiliser qu'il reprit la parole d'une voix qui se voulait apaisante, un sourire factice collé sur les lèvres.
« Prendre soin de vous, c'est m'assurer que vous soyez en sécurité et, crois-moi, vous l'êtes bien davantage ici, chez M'ma et P'pa que vous ne le serez jamais nulle part ailleurs. »

M'ma et P'pa, dans la bouche de Papa désignait ses propres parents, chez qui nous vivions et avions toujours vécu, aussi loin que je me souvienne. Ils étaient passés maître dans le domaine de la joaillerie depuis des lustres et avaient espéré qu'il prendrait la relève, en tant que fils unique, mais aussi mal habile qu'il l'était, il ne pouvait que livrer. De ce que j'avais entendu, ma mère c'était révélée bien meilleure apprentie que lui et à leur mariage, elle avait pris le rôle qu'il aurait dû avoir sans que cela ne pose le moindre problème puisque tout le monde y trouvait son compte, à la fois dans le maintien d'une bijouterie qui durait depuis des générations et dans les passions de chacun pour leur domaine. Malheureusement, ma mère était morte, laissant de nouveau le savoir-faire de mes grands-parents sans successeur à part Leith et moi. Successeurs potentiels qui les forçaient cependant à continuer d'exercer encore de longues années.

Sans un mot, de plus, il s'éloignât, quittant la ville, plus le pays et enfin Celestianne.

Quand ma grand-mère me demanda, le lendemain, si j’avais vu mon père depuis la veille au soir, je lui racontais toute la vérité, comme on me l’avait appris. Elle fit la moue, mais répondit simplement qu’elle s’en était toujours doutée, ce qui était sans doute vrai, ça aussi, puisque cette obsession de l’honnêteté était de famille.
Le secret se limita à mes grands-parents et moi durant plus de deux mois, période durant laquelle, mis à part la tristesse de l’absence de mon père, rien ne se modifia notablement dans mon quotidien. Je ne le pleurais à aucun moment, pas plus que je ne restais des heures entières à l’attendre sur le perron. Je n’en voyais pas l’utilité puisqu’un voyage vers l’inconnu lui prendrait forcément des mois, peut-être même des années. Je me contentais de vivre et de faire ce qu’il m’avait demandé, c’était-à-dire prendre soin de mon petit frère.

Cependant, un secret ne le reste que rarement et nous fûmes finalement obliger d’admettre la réalité des choses quand les gens nous interrogèrent sur l’étonnement longue durée de son voyage. Nous aurions pu prétendre n’importe quoi, c’était exacte, mais certainement pas notre credo. Et c’est à partir du moment où tout ce sût que ma vie bascula. D’une "fille parmi tant d’autre", je devins "la fille du déserteur". Beaucoup n’eurent pas la politesse de se cacher pour insulter mon père autant par rapport à sa prétendue stupidité que par rapport au fait qu’il avait laissé deux enfants en bas âge en charge à deux vieillards.
Les vieillards en question ignorèrent avec brio ces remarques et la légère perte de clientèle de la boutique. Tant que nous gardions les clients les plus fortunés, ceux qui vivaient au palais, nous n’avions pas le moindre souci financier à nous faire. De mon côté, dans mon groupe d’apprentissage, les choses se compliquèrent. D’un côté, il y avait mes camarades qui m’appréciaient toujours pour qui j’étais et qui ne demandaient pas mieux que de continuer à jouer avec moi et de l’autre leurs parents qui le leurs interdisaient, de peur "que je leur mette dans la tête des idées dangereuses". Ce n’était en rien mon intention, même si je considérais Papa bien davantage comme un aventurier incompris que comme un irresponsable déserteur.

Ma mise à l'écart ne changea pas quand mes cheveux et ma peau changèrent, peu après mes huit ans. Chaque jour, je les voyais devenir de plus en plus pâle et heureusement que le changement fût progressif, car dans le cas contraire, on ne m'aurait pas reconnu. La majorité de mes camarades se retrouvaient avec des oreilles, des queues ou des pattes de félins divers - ce qui leur permettait d'ailleurs d'identifier sans trop de problèmes leur animal de rattachement -, mais on reconnaissait encore leur forme humaine, en général... Moi ? Je n'avais rien de tout cela Juste des cheveux pratiquement blancs et une peau tout aussi laiteuse. Par la suite, mes yeux viraient au vert doré et des arabesques se tracèrent à divers endroits de mon corps.
J'aurais pu, à cause de cela, devenir un phénomène de foire, incomprise et moquée, ce qui m'aurait au moins permis de récupérer un peu d'attention, mais non. Rien. Juste cette ignorance qui c'était mise en place ces dernières années. Quand finalement ma transformation s'acheva, un peu moins d'un mois plus tard par des ongles d'une rigidité et d'une longueur contraignante, je m'étais presque persuadée que ce n'était ni plus ni moins que ma forme humaine qui avait changé. Mais dans ce cas, où était mon apparence intermédiaire ? Où était la féline ? Même n'être qu'un petit chat sans poil m'était égal !
Alternant mon apparence à la peau d'amande et aux cheveux presque noirs avec celle de la blondinette, il me fallut bien me rendre à l'évidence : cette apparence était ma forme intermédiaire. Une nouvelle fois, à cet instant, je tâchais de faire ce que les autres faisaient entre eux : essayer de déterminer "la bête" qu'ils abritaient. Pour ceux qui avaient sur eux de la fourrure, c'était simple puisqu'il suffisait de l'identifier, mais me concernant, je ne voyais pas en quoi mon teint pâle et la décoloration de mes cheveux pouvait constituer un indice. Pas plus que mes iris, puisque nombre de félins possédaient des yeux de cette couleur. Seul restait ses marques grisâtres autour de mes yeux et notamment sous le droit, comme une cicatrice, sur mon poignet, mon mollet, mon dos, mon coude et ma cheville. Je ne connaissais pas le moindre animal, félin ou de n'importe quelle espèce, avec des formes tribales sur le corps. Bien... Deuxième méthode, les antécédents. Certains étaient rattachés au même animal qu'un membre de leur famille, peut-être était-ce mon cas ? J'avais pour père un lion et pour mère un lynx. Aucun des deux ne semblait logique dans mon cas. Ensuite, les parents de mon père étaient un siamois et un puma, quant à ceux de ma mère, un chaus et un chat des marais. De même, aucune de ces quatre possibilités ne me paraissait cohérente, ni par ma décoloration ni par rapport à mes tâches.
Mes doutes ne s'arrangèrent pas le lendemain, en entendant les adultes parler entre eux :
« Tu as vu la forme intermédiaire de la petite fille des Waiver ? »
« La fille du déserteur ? Oui, j’ai vu… Pas le moindre signe indiquant qu’elle est réellement des nôtres… »
« Peut-être qu’elle a été maudite par nos Terres pour ce que son père a fait ? Peut-être qu’elle a été privée de son attache animale ? »
« Punir une enfant pour ce qu’a fait son père alors qu’elle était si jeune… C’est cruel ! »
« Peut-être, mais elle est la fille d’un déserteur ! Le sang d’un traître coule dans ses veines ! Si elle a été punie pour les actes d’un autre – cet autre étant tout de même son père, j’insiste – elle sert au moins d’exemple. Et puis cela la rend moins dangereuse si elle partait à son tour. »

Je n'avais jamais songé à quitter Celestianne à mon tour. Enfin, si, mais pas sérieusement. J'étais trop jeune pour mettre en place pareille expédition, aussi attrayante soit-elle. J'avais dû hériter d'une partie du côté aventureux de mon paternel, car à défaut de pouvoir jouer avec mes amis au méchant Dracks et aux gentils Hydros, je m'imaginais leur pays, à partir de ce que j'en savais. La cité immergée, celle suspendue dans les airs des Aériens, les terres dévastées de Noctus... Perchée sur ma fenêtre, les yeux vers la rue en contre-bas.
Un soupire passa mes lèvres. Il y avait beaucoup de passage, ce soir, beaucoup d'activité. J'entendais des rires et des conversations enjouées, je voyais des artistes de rue et toute cette vie de laquelle j'étais écartée sans même avoir eu le temps de faire mes preuves. Mon père m'avait abandonnée sous le prétexte de la sécurité, mais quand bien même les autres ne représentaient pas de dangers pour moi, il avait très largement sous-estimé l'impact de ses choix sur Leith et moi. Leith... Allait-il vivre la même chose que moi ? Il ne le méritait pas. Non pas que moi-même je le mérite, mais j'avais eu une chance de le retenir, chance que j'avais laissé filé en culpabilisant d'avoir seulement essayé - involontairement qui plus est. Lui, il n'avait que trois ans quand Papa est partis et il dormait à poing fermé, comme cela aurait dû être mon cas. Il n'y avait aucune légitimité au fait que l'on l'écarte des autres comme cela était mon cas. C'était un gentil garçon qui ne commencerait à faire son apprentissage que l'an prochain... Leith...

Rageuse, je me détourne saute du rebord de la fenêtre à l'intérieur de ma chambre avant de la fermer violemment puis de tirer mon rideau. La seule chose que j'avais trouvé pour me détourner de cette colère lancinante, ç'avait été la joaillerie. Je commençais à peine à en apprendre les rudiments auprès de mes grands-parents, mais voir du métal brut, aussi précieux fut-il et des pierres aux formes étranges devenir de belles choses exerçaient sur moi une certaine fascination. Comme si la métamorphose était possible également pour moi. Comme si je pouvais, d'un déchet, devenir quelque chose de beau et de désirable.

Peut-être un jour... Espérais-je en rejoignant ma grand-mère à l'atelier, abandonnant la blonde au profit de la brune.

Les ongles de ma forme intermédiaire m'empêchaient de manipuler correctement le peu d'outil que l'on me laissait manier. Voir ce métal brut, aussi précieux fut-il et ses pierres à l'aspect peu tentant devenir de vrais chefs-d'oeuvre exerçait sur moi une étrange fascination. Comme si cette métamorphose du métal et de la roche pouvait s'appliquer à moi. Comme si, d'un déchet, je pouvais devenir une chose belle et désirable. Une chose pour qui les gens donneraient toute leur fortune. Parler de moi-même comme d'une chose ne paraissait sans doute pas très valorisant, mais dans le regard des autres sur moi, je ne voyais pas quoi que ce fût de plus, mis à part peut-être de la pitié et, croyez-moi sur parole, ce n'est pas le genre de choses qui encourageaient à se montrer forte et digne. Pas à huit ans. Ma grand-mère avait beau me considérer comme très mature pour mon âge, je n'en étais pas moins une enfant.

Les années coulèrent de nouveau et je passais, comme tous ou presque, la majeure partie de mon temps sous ma forme intermédiaire, laissant les autres oublier peu à peu la petite fille aux yeux noirs. Celle-là, devint celle qui travaillait à apprendre les bijoux, l'autre celle de tous les jours, celle que de toute manière, on ne regardait pas. Et comme toujours, je protégeais Leith, pour qu'il n'ait jamais à subir le même sort que le mien ; je ne l'aurais pas supporté. Sur ce point, il n'y eut pas trop de difficultés, peut-être parce que l'on avait toujours parlé de la fille du déserteur, mais presque jamais de son fils, à tel point qu'on en ignorait désormais l'existence. Peut-être aussi parce que j'avais réussis à convaincre ma grand-mère d'envoyer une amie à elle, moins saute que la foule, l'amener à l'étude et retourner le chercher pour le ramener. Même si mon frère portait notre nom, il l'affectait bien moins que nous autres, à mon grand soulagement.
De mon côté, je me passionnais pour l'histoire de Celestianne et pour ce qui devenait peu à peu mon travail. Si je ne pouvais pas être reconnue en tant que personne, alors peut-être pouvais-je au moins l'être pour mon travail de joaillière ? Sans connaitre l'issue, j'essayais de toute manière, ça ne me coûtait rien ! Ou du moins rien de plus que des efforts que j'étais plus que prête à fournir. Aller à l'étude le matin, travailler - pour autant qu'on me laissât faire - l'après-midi, voilà en tout et pour toi mon quotidien jusqu'à l'âge de dix ans à peu près.
Pourquoi une différence à cet âge ? Et bien parce que tout ce qu'il restait des écris relatant l'histoire de Celestianne et des notre ne me permettaient même plus de recevoir une demi-journée complète d'enseignement toute la semaine, mais juste un jour parmi celle-ci. J'avais toutes les connaissances nécessaires à ma vie futur : je savais lire, écrire et compter, je connaissais tout ce qu'il y avait à savoir de l'histoire et, de son côté, ma grand-mère m'apprenait le beau parlé afin de ne pas décevoir nos clients les plus riches, parfois venus de loin. Et pour cause ! Nous recevions de temps à autre des messagers nous commandant des pièces de joaillerie pour leurs dignitaires. C'était assez rares, certes, puisqu'ils avaient chacun leurs artisans de renom, mais loin de nous l'idée de nous plaindre. Le reste du temps, celui où je ne travaillais pas plus que je ne recevais en enseignement, donc, et bien je m'échinais à devenir la meilleure joaillière de la famille, ou alors j'allais me percher quelque part pour surveiller mon frère. Non pas que je redoutais qu'il fît quelque chose de mal, j'avais pleinement confiance en lui, mais s'il y avait une chose en qui je n'avais pas confiance, c'était le monde. N'importe qui n'appartenant pas à notre sang était une menace potentielle pour l'enfant d'un déserteur. Globalement, on préférait nous ignorer - ou plutôt m'ignorer moi, puisque Leith y échappait par bonheur - plutôt que de nous faire du mal, mais dans le doute, je préférais être prudente.

Ce jour-là, deux mois déjà c'étaient écoulés depuis mes dix ans sans que le moindre changement ne s'opère en moi, brusque ou lent, comme cela avait été le cas pour l'apparition de ma forme intermédiaire. J'avais beau savoir que le repère des dix ans n'était qu'indicatif, je me souvenais de ce qu'avait dit les adultes, environ deux ans plus tôt. « Peut-être qu'elle a été maudite par nos Terres pour ce que son père a fait ? Peut-être qu'elle a été privée de son attache animale ? » Si je n'y avais à l'époque accorder aucun crédit, chaque jour m'amenait à me poser davantage de questions à ce sujet. Et si c'était vrai ? Et si je n'avais pas d'animal ? Et si, par la faute de mon père, j'étais condamnée à ne plus vraiment être une Celestienne ? Et puis je m'efforçais de refouler ces idées, me rappelant que si certains avaient découvert leur bête quelques mois avant leur dixième anniversaire, il n'y avait aucun problème à ce que je ne le trouve moi-même que quelques mois plus tard. Rien de tout cela ne relevait d'une malédiction, de toute manière, aucune de nos archives historiques, aussi maigres fût-elles, ne faisaient références à un cas similaire et nous savions que mon père n'avait pas été le premier aventurier à partir. Si nos Terres c'étaient retournées contre les descendants de ne serait-ce qu'un seul déserteur, nous l'aurions su. J'en étais persuadée. Restais la possibilité que des archives mentionnant ces faits aient été détruites par l'éruption du volcan, mais...
Je secouais la tête, pour chasser une énième fois cette hypothèse de ma tête. Perchée sur un toit, je guettais le passage de mon frère, comme à mon habitude. Il ne tarderait plus à rentrer de l'étude et je comptais bien veiller au bon déroulement du trajet, maintenant qu'il allait et revenait seul. Il n'y avait encore jamais eu de heurt, mais mieux valait prévenir que guérir, n'est-ce pas. Je compris à quel point j'avais raison quand j'entendis une voix enfantine interpeler quelqu'un qu'il ne connaissait vraisemblablement pas.
« Hey, toi ! »
« Qu'est-ce que vous me voulez ? » Répondit mon frère avec un aplomb digne des plus forts.

Il ne l'était pas. Aussi frêle de carrure que je l'étais et non entrainé à une quelconque méthode de combat, il ne rivalisait pas avec quatre gamins plus grands que lui. Placée comme je l'étais, je ne voyais que leurs crânes pourvus d'oreilles félines et une partie de leurs vêtements, ce qui ne m'encourageait pas à croire en la supériorité de Leith : sa forme humaine était déjà maigre et peu puissante, mais face à quatre hybrides, aussi jeunes fût-ils...
« Donne-moi tes bijoux ! Et tes affaires d'enseignement ! »

Un vol ? En plein jour ? Par une bande de gosse ? Je ne me serais jamais attendue à ce genre de revirement. Mais à y regarder de plus près - j'ai beau avoir une bonne vue, je n'ai pas celle, si vantée, des Aériens - le tissu qu'ils portent sur eux n'est pas d'aussi bonne facture que les nôtres et ils n'ont pas l'air de porter de bijou. De fait, le fait qu'ils veuillent le bracelet de mon cadet était assez logique : même des enfants n'auraient aucun mal à revendre pareil objet. Pour les affaires d'études, c'était un peu plus flou à mes yeux...
Le système éducatif de chez nous se limitait à des précepteurs qu'il était nécessaire de payer - souvent cher - pour obtenir des leçons. La règle générale indiquait également que chaque enfant avait le sien. Et bien évidemment, une nouvelle fois, les généralités ne s'appliquaient pas à moi et pour le coup pas non plus à Leith : nous apprenions par petit groupe. Nous étions quatre dans le mien (les jumeaux du fabriquant de tissus, le fils du menuisier et moi-même) et trois du côté de mon frère (la fille du peintre, celle tapissier et Leith bien entendu), tous des enfants (ou petits-enfants...) de riche marchands.
A vue de nez, ces enfants ne devaient pas avoir la même chance que nous et sans doute jamais reçus le moindre enseignement, aussi rudimentaire fût-il, celui de la langue orale mise à part, et c'était là que la grande question se posait : dans la mesure où ils ne savaient sans doute ni lire ni écrire, quel intérêt pourraient-ils tirer des livres et des parchemins de mon cadet ?
« Non. » S'entête mon petit frère.
« Qu'est-ce qu'il a dit, le mioche ? » Grogne celui qui devait être le chef de bande en s'avançant d'un pas.
« Il a dit non. » Argue Leith sans bouger d'un pouce.

Je me suis toujours échinée à lui apprendre la détermination et la répartie, et rien qu'à le voir faire front ainsi, je ne suis pas peu fière. S'il n'avait pas tenu tête si vaillamment, je serais déjà intervenue, mais il s'en tirait si bien que je tenais à voir comment les choses allaient évoluer. Après tout, il n'aura pas quelqu'un pour le chaperonner à vitam aeternam, quand bien même j'avais l'intention de me tenir à ce rôle aussi longtemps que possible.
« Et au passage, si je suis un mioche, vous aussi. »

Mon frère aurait pu balancer une potion explosive sans obtenir un résultat différent, puisque l'un des gosses se rua en avant, sur lui. Ni une ni deux, je sautai du toit, indifférente à la hauteur qui me sépare d'eux et ma réception souple sur mes quatre membres ne fit rien pour démentir. J'atterris sur celui qui avait eu l'intention de lever la main sur mon frangin. Même s'il était terrorisé, je pris la peine de lui jeter un regard noir pendant que ses petits camarades détalent. Mon point de vue était trop proche du sol pour correspondre à l'une de mes deux formes humanoïdes, mais cela n'attirât mon attention que quand un grognement tout animal passe ma gorge en lieu et place d'un avertissement en langue commune.
J'avais trouvé ma forme animale !
Je ne pris cependant pas la peine de m'en réjouir et repris ma forme intermédiaire pour pouvoir en finir avec mes menaces. Quand bien même je l'eus ressentis, j'eus confirmation de l'achèvement de ma transformation en entendant Leith prononcer l'un de mes surnoms avec le plus grand des étonnements.
« Si toi ou l'un de tes copains approche encore une fois de mon petit frère, je vous taille en pièce les uns après les autres. Clair ? »

Ma voix est aussi rauque que le grognement de ma bête et le petit n'ose même pas répondre, quand bien même nous n'avions pas plus d'un an d'écart. Il jouait les fier à bras avec ses copains et face à un enfant plus jeune encore, mais devant moi, c'était une autre paire de manche. Minable. Je me relevai lentement, continuant de le foudroyer du regard et il détala comme une proie apeurée dès qu'il en eut la possibilité.
« Une Once... » Murmure mon cadet, les yeux exorbités. « Punaise, Lily ! Tu es une panthère des neiges ! »

Et il devint complètement extatique, s'agrippant à ma manche et me demandant si, lui aussi, il aurait une forme animale aussi cool et impressionnante que la mienne. Je trouvais qu'il en faisait beaucoup, ma bête devait être ridiculement chétive aux vues de mon jeune âge, mais après tout, j'étais la première qu'il voyait se transformer et sa grande soeur. Je l'escortais jusqu'à la maison, la bonne nouvelle ayant par chance mit de côté le fait que je l'espionnais. Ce n'était pas plus mal puisque dans le cas contraire, il aurait trouvé à me disputer et je n'aurais su que répondre. A peine passé le seuil, il se précipita annoncer ma métamorphose à nos grands-parents avant que j'eus pu le faire moi-même. Honnêtement, cela m'amuse plus qu'autre chose et je n'échappais pas au changement de forme sous le regard attentif des deux membres restant de ma famille en dehors de Leith. Ils ne semblaient pas vraiment surpris par la puissance de ma troisième forme en comparaison de la précédente que nous avions tous considérés comme inoffensive jusque-là. Eclairée sous ce nouveau jour, je devais bien avouer que je ne la voyais plus du même oeil et que si mes intentions avaient été de me battre, j'aurais fait un très bon soldat.

Mais ce remue-ménage ne change concrètement pas grand-chose à mon quotidien. Après tout, à part prouver que je suis une Félïns comme les autres, cela ne fait rien pour mettre fin à mon isolement. D'une certaine manière, je m'y étais faite et mes rêves de voyage et de découverte étaient devenus suffisants pour moi. A force d'imagination, j'arrivais presque à ressentir le vent ou le soleil sur ma peau et dans mes cheveux, seul la notion de froid me demeurait étrangère puisque je vivais et avais toujours vécu dans un désert aride. La panthère pourrait faire de moi la nouvelle livreuse, un jour, me permettant ainsi de vadrouiller dans tout Celestianne, mais l'espoir était assez mince : de ce que j'avais compris, même les autres clans avaient eu vent de la désertion de mon père. Ils n'en faisaient certainement pas aussi grand cas que les miens, mais je doute qu'avoir pour livreuse la fille du déserteur valorise vraiment la réputation de notre boutique, quand bien même les puissants ne se préoccupent que e la qualité de ce que nous leur fournissons.
Et puis malgré mes envies d'escapade, je me devais d'être réaliste. J'entendais par là que, si mes grands-parents avaient confié les livraisons à mon père, c'était parce qu'il n'avait ni talent ni même attrait pour la confection de joyaux. Me concernant, c'était très différent puisqu'en plus d'être véritablement passionnée par ma tâche, j'étais douée. Plus que ma mère et même, paraissait-il, plus que ma grand-mère. A mon âge en tout cas : prétendre dépasser à dix ans une femme avec autant d'expérience qu'elle aurait été pure vanité.
Alors voilà tout. Ma vie n'avait pas changé pour si peu et j'aurais dû m'en douter. Comme si une troisième forme tout à fait naturelle chez nous pouvait modifier si sensiblement mon destin alors que quatre années de ma vie n'avaient pas été capables de le faire. Si je l'avais cru un jour, j'avais été bien idiote. Je repris donc mes tâches, cessant l'étude quand la forme intermédiaire de mon cadet se dévoila et m'investis pleinement dans mon travail à la boutique. Je n'avais pas perdu cet espoir d'obtenir de la renommée pour mon travail. Après tout, ma famille avait toujours été félicitée pour cela alors pourquoi pas moi ?
Concernant Leith, nous nous étions lancés dans de paris essayant de déterminer son félin de rattachement. Son animalité était de loin plus évidente que la mienne ne l'avait été puisqu'il affichait fièrement une paire d'oreilles évidemment félines ainsi qu'une queue. Schématiquement, il était le stéréotype de ce que l'on attendait de la forme intermédiaire d'un Félïns. Tout de noir, ses attributs supplémentaires me laissaient penser à une panthère noire ou un quelconque chat - mais de cette possibilité, il ne voulait pas entendre parler, d'autant plus avec une once pour soeur ainée.

Deux ans plus tard, cependant, on ne le laissait toujours pas manipuler entièrement seule les outils de joaillerie. Cela m'indignait, compte tenu du nombre d'heures que j'avais passé à observer et à apprendre le maniement de ceux-ci. Quand j'en eus la première fois l'occasion, se fût en revenant du marché. Mes grands-parents étaient partis réapprovisionner l'atelier et j'avais laissé Leith seul pour faire également un réapprovisionnement, mais en denrées alimentaires. Passant la porte d'entrée, j'appelais son nom pour le prévenir de mon retour. Pas de réponse.
« Leith ? » Clamai-je de nouveau.

Un petit chat vint me sauter dans les bras en miaulant. Je parvins, grâce à la rapidité de ma panthère, à déposer mon panier de victuailles et à le prendre dans mes bras sans rien casser. J'ignorai complètement qui pouvait être cette petite bête, mais elle était si adorable que l'idée de la chasser ne me vint pas à l'esprit. Mais cela ne m'avançait pas dans la recherche de mon frère... Je montais voir dans sa chambre, personne. Quand je l'interpellai une troisième fois, le chaton miaula et se blottit un peu plus contre moi. Trop absorbée par la disparition de Leith, je n'y prêtais pas attention et le cherchais partout dans la maison ; il n'était nul part. Quand finalement, de panique, je lâchais le félidé pour partir à sa recherche dans la rue, il me barra le passage et se métamorphosa... En Leith. Je me laissais tomber à genou, à la fois soulagée et rageuse qu'il ne me l'ait pas fait remarquer plus tôt.
« Tu te rends compte de la frousse que tu m'as fichu ? » Le disputai-je, sans doute bien plus sévèrement qu'il ne le méritait.
« C'était juste une blague, Lily... » Plaida-t-il. « Je voulais pas que tu paniques comme ça ! »
« Et bien c'est ce qui s'est passé ! »
« Hey ! J'ai essayé de t'avertir ! A chaque fois que tu appelais mon nom... »
« Tu miaulais. Et je n'ai rien remarqué... »

Je me sentais vraiment idiote, surtout après le savon que je venais de lui passer. Avec un soupir, je me remets debout et lui ébouriffais les cheveux pour lui faire comprendre que ce n'était pas un drame et que sa blague, aussi douteuse fût-elle, était déjà pardonnée. Avec un regain d'enthousiasme, il reprit la parole :
« Alors, Lily, je suis quoi, dit ? »

Alors, comme ça, lui non plus n'avais pas exactement conscience de ce que sa troisième forme était... Pour ma part, je me rappelais en avoir noté les changements - la puissance de mes muscles, le fait que ma vision fût à un angle plus bas et plus large - mais ne pas avoir pris conscience que j'étais une panthère blanche.
« Tu es un Nebelung. » Lui appris-je.
« Un Nebelung ? » répéta-t-il, visiblement outré.
« Oui. Un chat. Comme Trill, mais avec les poils longs. »
« Un chat... Je ne suis qu'un vulgaire chat ! »

Je le fixai, les yeux ronds comme des soucoupes. Quel était le souci ? Qu'y avait-il de mal à être un chat ? Ils étaient assez largement majoritaires sur les félins plus impressionnants comme les lions, tigres et autres panthères.
« Je ne comprends pas ce qui te mets dans un état pareil... »
« Tu es un Once, Papa était un Lion, Maman un Lynx, grand-père un Puma... Et moi je ne suis qu'un chat ! »
« Grand-mère est un Siamois. »
« Mais ce n'est pas juste ! A part elle vous êtes tous puissants ! Moi pas ! Ils ne voudront jamais d'un Nebelung comme garde ! »

Garde ? Donc c'était ça, son projet de carrière ? Je n'en avais jusque-là pas la moindre idée. Je pensais sincèrement qu'il allait prendre le même emploi que moi ou, à terme, remplacer notre père en tant que livreur, mais non, il avait en l'idée tout autre chose. Personne ne l'en empêcherait, simplement je me voyais mal assurer le rythme actuelle toute seule, quand grand-père et grand-mère ne pourront plus travailler. Même avec quelqu'un pour tenir la boutique afin de ne me concentrer que sur l'atelier, cela ne me paraissait pas jouable.
Advienne que pourra, s'il n'y avait que le fait de devenir garde de Thesoriel pour faire plaisir à Leith, qu'il fasse ! Ce fût la raison pour laquelle je le rassurai en lui expliquant que j'avais déjà trouvé plus d'un chat comme garde et qu'ils étaient souvent guetteurs, car plus furtifs que nous autres. Après tout ce discourt professoral, déballant sans complexe tout ce que j'avais appris par coeur pendant mes longues heures d'enseignements, je gagnais l'atelier pour finir ce qu'on avait daigné laisser à ma charge pendant que le ravitaillement se faisait. Seulement même après que le rangement et les autres tâches grossières eurent été finis, je demeurais seule avec mon cadet. On m'avait fermement défendu d'entreprendre une création seule, mais quand l'ennui prit définitivement le pas, je décidais d'enfreindre cette règle et de me jeter à l'eau. Il était grand temps que je prouve mon talent, non ? Je me contentais du minimum, pour ne pas faire trop de gâchis en cas d'erreur ; de l'argent. J'en fis un anneau large que je décorais simplement de poussière de diamant. Je n'avais utilisé que des restes.

C’est fière que j’observais ma création alors que mes grands-parents faisaient leur retour. Je ne me fis pas disputer : dès qu’ils virent ma prouesse, ils me promirent de me laisser faire désormais, des choses de plus en plus complexes au fur et à mesure. Ma grand-mère me fit essayer l’anneau : il m’allait à la perfection, ce fut pourquoi elle m’autorisa à la garder, en récompense de mes efforts. Il ressemblait beaucoup à la chevalière que portait mon père et, pour être franche, c’était à celle-ci que j’avais pensé en créant le bijou, même s’ils ne paraissaient pas s’en être aperçus.

Et ce fut à cause de cette bravade que, de mes treize à mes seize ans très largement révolus, on me formât à travailler seule. Si j'avais su, je l'aurais fait bien plus tôt. La fin de mon apprentissage dût d'une difficulté notable, puisqu'il impliquait également la gestion de la boutique ainsi que des matières premières dont nous avions besoin pour notre travail. Plusieurs fois, pour tester mes compétences, mes grands-parents me firent confectionner des bijoux plus complexes que ce que j'avais pris pour habitude de faire et, devant ma réussite, me permettaient de garder mes oeuvres. Ce fût le cas d'un diadème d'or en forme de rameau avec pour seule pierrerie une perle d'ambre que je ne me lassais de porter chaque jour, au même titre que mon anneau d'argent.
Il advint un jour qu'à courir de l'atelier à la boutique, j'oubliai de reprendre la forme intermédiaire pour le magasin. Ce fût un homme que j'y trouvais et le regard qu'il portât sur moi me fit rougir. Jamais personne ne m'avait regardé comme il le faisait, avec cet air de convoitise. Quand il paya la note, il ne se gêna pas pour me donner un joli pourboire, me faisant promettre de ne pas le donner aux propriétaires ou à ma famille et bien le garder pour moi. Visiblement, il n'avait pas conscience du fait que l'un et l'autre étaient confondus. D'un autre côté, je n'étais apparue sous cette forme à personne d'autre que ma famille depuis que ma forme intermédiaire était apparue. Ces derniers mots furent une proposition : le rejoindre le soir-même, à la nuit tombée, aux abords du Palais.
La question ne se posait même pas : évidemment, j'allais y aller ! On me proposait un rendez-vous, à moi, la fille du déserteur ! Inconsciemment, j'avais toujours considéré que je finirais vieille fille, jamais touchée, ni même regardée. Avoir une occasion, aussi infime fût-elle de changer la donne ? Je ne pouvais que sauter dessus. Alors, une fois la lumière du jour dissipée, je me rendis au point de repère qu'il m'avait indiqué - sous ma forme humaine, de peur d'être reconnue autrement - et il me fit pénétrer dans l'enceinte même du Château. Je n'aurais cru pouvoir faire cela un jour. Pas plus que je ne pensais jusque-là pouvoir m'allonger sur le lit d'un des nobles qui y vivaient. Pour décrire la suite des évènements, je ne dirais qu'une chose : j'étais allongée, oui, mais je ne dormais pas, loin de là !
A mon retour, quelques heures plus tard, je trouvais a maison aussi endormie que quand j'en étais partie et ce n'était pas un mal, fort au contraire. Qu'aurais-je dit de mon escapade nocturne à un membre de ma famille ? D'autant plus que je ne serais jamais capable de leur mentir. Jamais. C'était trop profondément ancré dans mon éducation. D'ailleurs, même à ce noble qui m'avait proposé de revenir, une autre nuit, je n'avais pas vraiment mentis. J'avais simplement oublié de préciser que mes dix-sept ans, je ne les fêterais que dans deux mois...
Cette activité supplémentaire se fit vite routinière sans que le manque de sommeil ne me gêne davantage que le fait de passer de bras en bras. J'avais choisi cette vie, j'avais choisi de devenir Helen, et grâce à elle, j'avais obtenu la reconnaissance de que je désirais tant. Elle n'allait qu'à mon corps, mais c'était tout de même davantage que ce que j'avais eu jusque-là. Je n'en désirais plus, de toute manière, puisqu'il aurait été preuve de stupidité que de croire que la fille du déserteur put être simplement quelqu'un.

Et voilà comme je devins celle que je suis. Une fille qui joue double jeu. Mais tant que celui-ci n’attire l’attention de personne, de quoi irais-je me plaindre ?


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Dernière édition par Ilyn Waiver le Ven 13 Juin - 14:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Mer 4 Juin - 17:40

Ma chère Ilyn, ta présentation est-elle terminée? Cool

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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Mer 4 Juin - 19:02

Nop, j'ai encore du taf sur l'histoire. Je suis longue, je sais, mais j'arrives plus à faire court comme pour Sheïla... ^^"

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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Jeu 5 Juin - 7:05

D'accord prend ton temps ^^ j'adore déjà ce que je suis en train de lire donc continue comme ça Wink

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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Mer 11 Juin - 12:57

Vooiilàà ! Ma fiche est finis ! Bon courage pour la lecture, j'espère que tu ne t’abîmeras pas trop les yeux à cause de moi ^^"

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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Ven 13 Juin - 0:38

Voyons voyons! *fait craquer ses doigts*
J'adooooooooooooooooooooooore *diooooor*
/ZBAF!/
C'est bien décris, c'est agréable, c'est précis! On comprend tout, on sait tout, c'est niquel quoi! Very Happy
Qui plus est, j'adore le principe du double jeu! Au niveau de ta forme intermédiaire, je trouve ça géniale qu'elle soit si peu commune! ça ajoute de l'originalité, et ça, on aime!
En ce qui concerne les fautes, il y en a très peu, et des pas méchantes, donc on va dire que j'ai rien vu Cool
Alors juste trois petits points qui me gênent au niveau du contexte:


    -> A Thesoriel, il n'y a pas d'écoles public, juste des précepteurs particuliers et CHERS!Mais étant fille d'un riche joaillier ça devrait s'arranger -> Pour les langues: il n'y en a qu'une! C'est trop compliqué de faire des langues différentes, de mon point de vue! -> Et troisièmement... euuuh... Baaaah.... y a pas è_é

Ah si! J'ai envie de créer un perso masculin juste pour me faire draguer par cette chère Lily! *^*
J'm'arrangerai bouhahaha!  Twisted Evil 
/ZBAF!/
Bref bref bref... Tu m'arranges ces trois deux magouilles et j'te valide? What a Face

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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Ven 13 Juin - 9:42

Merci *w* *Ilyn fait la fière*

Pour les langues, je vais corriger ça, y a pas de soucis.

Par contre, c'est vrai que c'est pas dit clairement, mais pour les "cours", en fait j'imaginais Ilyn et son frère faire partis de petit "groupe d'étude" avec 2-3 autres gosses de riches. Comme ça, ça justifie le fait qu'ils ne restent pas chez eux et qu'Ilyn entendent les adultes parler d'elle, quand sa seconde forme apparaît, et également le fait que ce soit sur le chemin de retour de "l'enseignement" que les gamins tentent de voler Leith. Au niveau de ce passage, je peux faire une petite explication là-dessus, si tu veux !

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Arianne Delvanté
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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Ven 13 Juin - 11:18

Je veux bien, la notion de groupe de gosse de riche me convient parfaitement!

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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Ven 13 Juin - 14:05

Et voilà ! C'est fait ! =D

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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   Ven 13 Juin - 14:11

Je ne vérifie pas hein! je te fais confiance Wink
Sur ce tu es validey ma chère Lily *^*

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MessageSujet: Re: « Le désir s’exprime par la caresse comme la pensée par le langage. » ~ Ilyn Waiver   

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